Entouré d’une bonne partie de ses adjoints pour marquer la solennité du moment, devant un fond bleu et blanc aux couleurs de sa ville, le maire de Marseille, Benoît Payan, a présenté, lundi 11 octobre, les contours de son très attendu « plan de rénovation des écoles », qualifiant l’opération de « plus grand chantier initié par Marseille depuis les années 1960 ». Ce plan, qui doit voir ses seize premiers chantiers démarrer en 2022, concerne 174 écoles sur les 470 que compte Marseille. Et représente un investissement total de 1,2 milliard d’euros, sur une durée que le chef de l’exécutif marseillais estime « entre huit et neuf ans », soit à l’horizon 2030.

S’il donne la priorité à la rénovation des écoles existantes, le plan prévoit la construction de trente nouveaux groupes scolaires. Des créations qui sortiront de terre « dans les secteurs où les besoins sont les plus criants », assure Pierre-Marie Ganozzi, adjoint en charge du plan. « Marseille est une des rares villes françaises où la population d’élèves en primaire augmente. Mais certaines écoles se vident alors que d’autres sont à saturation », note l’élu. La municipalité marseillaise se fixe un objectif de 80 écoles traitées d’ici à la fin de son mandat en 2026. Les 94 autres chantiers étant renvoyés après les prochaines municipales.

Elus en juin 2020 sur un programme où la résorption des établissements indignes figurait parmi les priorités, les membres du Printemps marseillais se savent attendus sur la question. Le scandale des écoles, dénoncé en 2016 par le journal Libération, a plombé la fin du quatrième mandat de Jean-Claude Gaudin (Les Républicains) et constitué un des moteurs de la victoire de cette coalition de gauche, écologiste et citoyenne, désormais dirigée par Benoît Payan. Une dimension politique que le maire de Marseille n’oublie pas.

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« Recoudre la ville »

« L’école est la première des compétences, mais aussi la première responsabilité d’une municipalité », a-t-il rappelé lundi matin, faisant de ce plan « un choix politique, un choix de mandature ». « Comment a-t-on pu accepter, qu’à Marseille, sous l’ancienne mandature, la ville puisse investir en moyenne 20 % de moins dans les écoles des quartiers nord par rapport à celles des quartiers sud ? », s’interroge M. Payan, qui voit dans son projet un outil qui doit « contribuer puissamment » à réduire les inégalités sociales et aider à « recoudre la ville ». Dès septembre 2020, le conseil municipal avait voté une enveloppe de 30 millions d’euros pour procéder à des travaux d’urgence dans les écoles. Une somme entièrement consommée, qui, selon Pierre-Marie Ganozzi, a permis de résoudre les problèmes de sécurité relevés dans 98 établissements.

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Marseille s’engage à rénover 174 écoles avant 2030 – Le Monde
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