FOCUS – Les manifestants étaient nombreux devant le rectorat de Grenoble, puis place de Verdun, à l’occasion de la journée de grève et de mobilisation dans l’Éducation nationale jeudi 13 janvier. Avec, comme invité vedette, Yannick Jadot, candidat écologiste à la présidentielle 2022, en visite à Grenoble et venu affirmer son soutien aux enseignants.

Plus de 500 per­sonnes se sont retrou­vées devant les portes du rec­to­rat de Grenoble dès 13 heures, ce jeudi 13 jan­vier, et ont donné de la voix durant plu­sieurs heures. Une forte affluence pré­vi­sible dans le cadre de la jour­née de grève et de mani­fes­ta­tion orga­ni­sée dans l’Éducation natio­nal. Des ensei­gnants, mais aussi des infir­mières sco­laires et des accom­pa­gnants d’é­lèves en situa­tion de han­di­cap par­ti­ci­paient à la mobi­li­sa­tion générale.

Motif pre­mier du mou­ve­ment ? Les condi­tions de tra­vail sur fond de crise sani­taire, avec un per­son­nel qui ne cesse d’ex­pri­mer son “ras-le-bol” face à des pro­cé­dures Covid en constant renou­vel­le­ment. Sans oublier une cer­taine exas­pé­ra­tion lorsque les ensei­gnants et admi­nis­tra­teurs apprennent par la presse, par­fois la veille pour le len­de­main, les nou­velles mesures à appli­quer dans leurs établissements.

Yannick Jadot présent au rassemblement

Invité vedette du ras­sem­ble­ment ? Le can­di­dat éco­lo­giste pour l’é­lec­tion pré­si­den­tielle 2022. En com­pa­gnie du maire Éric Piolle, Yannick Jadot, en visite dans la capi­tale des Alpes, s’est lui aussi rendu devant le rec­to­rat. L’occasion d’é­chan­ger avec les mani­fes­tants… et sur­tout avec la presse, locale comme natio­nale. Yannick Jadot a pu redire tout le mal qu’il pen­sait de la ges­tion de la crise dans les écoles, col­lèges et lycées.

C’est pour­tant bien la ques­tion du réchauf­fe­ment cli­ma­tique, par­ti­cu­liè­re­ment visible dans les Alpes, qui moti­vait la venue du can­di­dat à Grenoble. Tout comme son titre de Capitale verte euro­péenne. Reste que Yannick Jadot a renou­velé son appel à la démis­sion du ministre de l’Éducation natio­nale. « On voit que Jean-Michel s’oc­cupe de plein d’autres choses que d’é­du­ca­tion aujourd’­hui, et ça c’est pro­fon­dé­ment scan­da­leux ! », a lancé l’écologiste.

Du rectorat à la place de Verdun

La démis­sion de Jean-Michel Blanquer, c’é­tait aussi l’un des mes­sages por­tés par les syn­di­cats comme par l’en­semble des per­sonnes pré­sentes. Et le slo­gan qui a eu le plus de suc­cès lorsque les mani­fes­tants se sont réunis dans l’en­ceinte exté­rieure du rec­to­rat, après avoir occupé son par­vis. Une façon d’ac­com­pa­gner la délé­ga­tion reçue à 14 heures pour por­ter les reven­di­ca­tions du mou­ve­ment de grève.

Éducation nationale : forte mobilisation ce jeudi 13 janvier à Grenoble. Après le rectorat de Grenoble, les manifestants se sont rendus place de Verdun pour poursuivre le rassemblement. © Florent Mathieu - Place Gre'net

Après le rec­to­rat de Grenoble, les mani­fes­tants se sont ren­dus place de Verdun pour pour­suivre le ras­sem­ble­ment. © Florent Mathieu – Place Gre’net

Une mani­fes­ta­tion sans accrocs, sauf lorsque François-Marie Périer, chef de file du col­lec­tif Grelive et ancien can­di­dat anti-masque et anti-vac­cin lors des dépar­te­men­tales 2021, s’est fait éva­cuer du ras­sem­ble­ment. « C’est vous les vio­lents, c’est vous les fas­cistes ! », a‑t-il lancé alors qu’il se fai­sait refou­ler. « Casse-toi ! », lui ont répondu des mani­fes­tants. Des pan­cartes anti­vax ou anti-masques n’en res­tèrent pas moins visibles tout au long de la mobilisation.

Vers 15 heures, les mani­fes­tants quit­te­ront fina­le­ment le rec­to­rat pour se rendre, comme prévu, place de Verdun, face à la pré­fec­ture. « C’est la plus courte mani­fes­ta­tion que j’ai jamais faite », s’en est amusé un par­ti­ci­pant en par­cou­rant les 500 mètres sépa­rant les deux sites. Un der­nier moment de prises de paroles et d’é­changes entre per­son­nels de l’é­du­ca­tion… et encore et tou­jours l’ex­pres­sion d’un ras-le-bol généralisé.

Quels taux de gré­vistes dans l’a­ca­dé­mie de Grenoble ?

Au soir du jeudi 13 jan­vier, le rec­to­rat de Grenoble dresse le bilan de la par­ti­ci­pa­tion au mou­ve­ment de grève dans l’a­ca­dé­mie. Selon les ser­vices de l’Éducation natio­nale, 26,64 % des ensei­gnants se sont décla­rés gré­vistes, à rai­son de 25,04 % dans le pre­mier degré et 26,54 % dans le second degré.

Le rectorat de Grenoble annonce un taux d'enseignants grévistes de 26,04 % sur les cinq départements de l'académie. © Florent Mathieu - Place Gre'net

Le rec­to­rat de Grenoble annonce un taux d’en­sei­gnants gré­vistes de 26,04 % sur les cinq dépar­te­ments de l’a­ca­dé­mie. © Florent Mathieu – Place Gre’net

Les taux de par­ti­ci­pa­tion par dépar­te­ment ? En Ardèche, 22,26 % des ensei­gnants du pre­mier degré ont fait grève et 39,17 % dans le second degré. Dans la Drôme, 21,06 %, dans le pre­mier degré et 27,02 % dans le second. En Isère, 23,33 % dans le pre­mier degré et 24,53 % dans le second. En Savoie, 40,45 % dans le pre­mier degré et de 18,47 % dans le second. Enfin, en Haute-Savoie, 18,13 %, contre 23,33 % dans le second degré.

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Forte affluence à Grenoble ce jeudi 13 janvier pour la journée de grève dans l’Éducation nationale – Place Gre’net